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Case postale 65, 2400 Le Locle

Tél. 032 931 8878 – CCP 23-2843-7

 

 

Année 2016

Au cours de l’année 2016, 19 chiens ont été abandonnées et nous en avons placé 14.

Au 1er janvier 2017, 12 chiens attendaient de trouver un nouveau foyer.

En septembre 2016, nous avons eu l’abandon d’un chien Coton de Tuléar de 2 ans. C’est sur requête de l’Office vétérinaire que le chien nous a été amené. Le pauvre n’arrivait presque pas à marcher, se grattait sans arrêt et sa fourrure était pleine de nœuds. Il a fallu une longue séance de toilettage pour lui donner à nouveau l’allure d’un Coton de Tuléar.

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L’équivalent d’une « seconde peau » lui a été enlevé en un bloc, à l’aide d’une tondeuse, par la toiletteuse.photo 2 accueil

Pour ce qui es de la chatterie, 41 chats sont arrivés en 2016 (dont 20 chats trouvés et 21 chats abandonnés). 45 chats ont été placés au cours de l’année.

Le 26 novembre, par une journée très froide, nous avons trouvé une chatte tricoline déposée devant le chenil, dans sa caisse de transport, avec le mot suivant : « je dois malheureusement me séparer de mon chat. Merci d’en prendre soin. Et ces 50 francs à titre de dédommagement. Il est vacciné, stérilisé et affectueux. Merci. »

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La Rage

La rage est une maladie aux effets dévastateurs qui est pourtant grandement négligée. En effet, selon l’OIE (Organisation Mondiale de la Santé Animale), la rage tue près de 70’000 personnes chaque année, soit une personne toutes les 10 minutes. Principalement des enfants dans les pays en voie de développement. L’Asie et l’Afrique sont les continents les plus touchés.

La Suisse est reconnue indemne de rage depuis 1999. L’apparition de la maladie par voie terrestre de cas provenant d’animaux sauvages est improbable. Cependant, le cas de chauves-souris ou d’animaux importés porteurs n’est pas exclu. D’ailleurs, depuis cette date, deux cas ont été constatés : un cas de chauve-souris infectée a été déclaré en 2002 dans le canton de Genève et le cas d’un chien importé d’Afrique du Nord en 2003, dans le canton de Vaud.

Je vous propose donc de découvrir un peu plus en profondeur cette maladie dont tout le monde a entendu parler mais que peu de monde connaît réellement.

La rage est une maladie infectieuse d’origine virale qui affecte le système nerveux et qui est mortelle une fois les symptômes cliniques apparus. C’est une zoonose, ce qui veut dire que c’est une maladie transmissible à l’homme par les animaux et réciproquement.

Biologie du virus :

La durée d’incubation peut être longue et très variable. Dans la plupart des cas de rage canine, les signes cliniques apparaissent entre 15 et 60 jours après l’exposition. Ce temps d’incubation peut être plus court ou beaucoup plus long mais dépasse rarement un an.

Après inoculation, le virus pénètre dans un premier temps dans les muscles du point de contamination et s’y multiplie.

Puis il accède aux plaques motrices et aux axones des neurones moteurs et migre via les nerfs périphériques pour atteindre le système nerveux central jusqu’à l’encéphale. La diffusion du virus rabique dans son hôte se fait par voie nerveuse (et non par voie sanguine).

Une fois dans le cerveau, le virus se multiplie activement et entraîne un dysfonctionnement des neurones.

Le virus rabique parcourt ensuite les nerfs périphériques en sens inverse jusqu’aux glandes salivaires où sa multiplication est intense.

La salive devient virulente quelques jours avant l’apparition des signes cliniques de la maladie.

La phase clinique est courte et l’animal ou l’homme infecté meurt rapidement après apparition des 1ers symptômes.

La durée d’évolution clinique varie entre 2 et 10 jours, avec en moyenne de 2 à 5 jours chez le chien.

Transmission :

Le principal mode d’inoculation est la morsure.

La transmission du virus peut également se faire par griffure (présence de salive sur les griffes de l’animal infecté) ou par contact avec de la matière virulente (p.ex. lors d’un léchage) sur une plaie ou sur une muqueuse (buccale, nasale, œil).

Il y a nécessité d’une effraction cutanée ou d’un contact direct avec une muqueuse pour que le virus contamine un individu, car il ne peut pas traverser une peau saine.

La contamination interhumaine est très rare et se fait plutôt via des greffes ou des transplantations d’organes ou de tissus issus de personnes infectées.

Symptômes :

Le virus rabique modifie le fonctionnement du système nerveux. La rage engendre donc des troubles neurologiques (sensoriels, moteurs, comportementaux).

1. Sensoriels :

Souvent les premiers signes manifestés par l’individu enragé. Se caractérisent par une douleur, soit une hyperesthésie (= exagération de la sensibilité) et/ou une hypoesthésie (= affaiblissement de la sensibilité) pouvant être ressentie sur différentes régions du corps.

Chez l’homme, une peur irraisonnée de l’eau (hydrophobie) est parfois présente en fin de maladie.

2. Moteurs :

Paralysie débutant soit par le train arrière, soit par les mâchoires.

La paralysie de la gorge entraîne l’incapacité à déglutir et une salivation marquée.

Une modification de la voix peut aussi être présente suite à l’atteinte des cordes vocales.

3. Comportementaux :

Correspondent à des comportements inhabituels de la part de l’individu enragé. Par exemple : appréhension et anxiété, agitation, irritabilité, hallucinations, anorexie soudaine,…

Dans la phase neurologique aiguë, on observe 2 formes cliniques :

· La rage furieuse

Les signes sensoriels et comportementaux prédominent (donc hyperactivité, tendance à mordre accentuée, difficulté de déglutition, salivation augmentée)

Les animaux sauvages perdent souvent leur méfiance naturelle de l’homme mais réagissent en mordant lorsqu’ils sont touchés

· La rage paralytique

Les troubles moteurs prédominent et apparaissent d’emblée (indigestions, accentuation de l’instinct sexuel puis paralysies, diminution de la sensibilité, coma, mort).

Diagnostic :

Aucun test ne permet de diagnostiquer actuellement la rage chez un animal vivant.

Prévention :

La vaccination des chiens, chats et furets est requise si leur propriétaire les emporte en vacances à l’étranger.

L’animal ayant 3 mois d’âge révolu doit avoir été vacciné contre la rage par un vétérinaire. La primo-vaccination est effective 21 jours après l’injection vaccinale. En Suisse, le rappel de la vaccination antirabique est triennal (tous les 3 ans).

La vaccination préventive contre la rage doit être effectuée au moins 30 jours et au plus 12 mois avant de franchir la frontière.

Conclusion :

En conclusion, le temps d’incubation long et variable, l’excrétion pré-symptomatique du virus rabique, la variabilité des signes cliniques ainsi que l’issue fatalement mortelle après apparition des symptômes font de la rage un danger sanitaire redoutable.

Parmi les obstacles majeurs à l’éradication de la rage canine, figurent d’une part le manque de moyens des pays concernés (pays en voie de développement des continents africain et asiatique) et d’autre part la rapidité de renouvellement des populations de chiens.

L’introduction illégale de carnivores domestiques en incubation de rage est régulièrement constatée depuis le début des années 2000 et constitue aujourd’hui le principal facteur de risque de réapparition de la maladie dans notre pays.

(Stéphanie)